Fasciathérapie : quand peut-on y recourir ?

Fasciathérapie : quand peut-on y recourir ?

Dans certains cas d’affections, un traitement médicamenteux classique ne suffit pas pour apporter satisfaction au patient. Celui-ci doit donc se soumettre à d’autres thérapies afin d’avoir une guérison totale. À ce jour, il existe plusieurs sortes de thérapie. La plus récente, développée dans les années 80 en France, agit exclusivement sur les fascias : c’est la fasciathérapie. Quand peut-on y recourir et quelles sont ses indications ? Nous nous proposons de vous faire découvrir dans cet article, tout sur la fasciathérapie.

De quoi retourne la fasciathérapie ?

La  fasciathérapie, une technique de soin manuel, est dérivée de l’ostéopathie. Elle se consacre au rétablissement de l’équilibre au sein des fascias. Il faut savoir en effet que les fascias sont des membranes souples qui sont reliées aux muscles, aux os, aux vaisseaux, aux ligaments, aux nerfs et aux viscères. En fonctions de nos activités physiques et psychiques, ceux-ci réagissent et s’ajustent de façon continuelle. Pendant un moment de stress ou d’anxiété par exemple, les fascias peuvent se raidir ou se crisper en fonction de l’importance des stimulus. Or, à force de sollicitations, les fascias perdent leur souplesse et leur mobilité naturelles. Dans ces cas, la forte tension s’installe dans la durée et draine avec lui les aléas pour l’organisme tel :

  • La fatigue 
  • La perte de la sensation de fluidité des mouvements 
  • Les dysfonctionnements articulaires 
  • Les dysfonctionnements digestifs 
  • Les dysfonctionnements circulatoires

Face à cela, la fasciathérapie vient jouer un rôle de réparateur. Elle stimule manuellement ces organes (les fascias) pour les aider à rétablir leur équilibre et leur élasticité. Ainsi, le patient recouvre ses fonctions et son état de bien-être puisque ses tissus retrouvent leur mobilité.

Quand recourir à la fasciathérapie ?

La fasciathérapie est recommandée pour le traitement des affections liées au traumatisme du corps. On peut donc y avoir recourt en traumatologie et rhumatologie. La fasciathérapie est en effet un traitement efficace contre les douleurs aiguës et chroniques. Lorsque vous êtes victime d’une entorse, d’une fracture ou que vous souffrez d’une tendinite, lumbago, sciatiques, lombalgies, cervicalgies, fibromyalgies, rhumatismes, d’un mal de dos, etc., la fasciathérapie est une très bonne alliée. C’est justement pour cela que les sportifs sont dirigés vers cette thérapie lorsque leur corps a subi une agression.

Un patient peut aussi recourir à la fasciathérapie sous recommandation de son médecin traitant, s’il manifeste des troubles fonctionnels et digestifs, surtout lorsque ces troubles sont liés au stress, à l’anxiété ou à l’épuisement psychique. On parlera par exemple des maux comme les migraines, les acouphènes, les céphalées, la névralgie d’Arnold, le trouble du transit, le côlon irritable, la constipation et les maux de ventre.

La fasciathérapie a également prouvée son efficacité dans l’aide à l’amélioration des troubles liés à la grossesse ou à l’accouchement. Les patientes souffrant par exemple du mal de dos ou des troubles circulatoires suite à un accouchement ou pendant leur période de grossesse peuvent se faire aider par un fasciathérapeute. Par ailleurs, les personnes souffrant de troubles physiques et psychiques résultant d’une chirurgie ou d’une chimiothérapie peuvent aussi profiter d’un traitement en fasciathérapie pour être soulagées. De façon préventive, la fasciathérapie intervient pour contrer les effets du stress, de l’anxiété, de la perte d’équilibre, etc.

Il ne faut toutefois pas oublier que la fasciathérapie ne remplace pas un traitement traditionnel. Elle se présente comme un complément après un diagnostic médical dument établi par un spécialiste. Aussi, elle est déconseillée en cas de phlébite avec suspicion de caillot.

Que fait un fasciathérapeute pendant le traitement ?

Un traitement en fasciathérapie est essentiellement basé sur un toucher doux qui suit le mouvement lent des fascias. La technique est indolore et non manipulative. Avec des gestes très lents et doux, le fasciathérapeute s’attèle à repérer un fascia rigidifié pour le remobiliser et relancer le mouvement interne. Le praticien peut aussi avoir recours à d’autres techniques comme :

  • la pulsologie (consiste en un toucher manuel pour agir sur les liquides du corps) 
  • la gymnastique sensorielle (pour permettre au patient de ressentir à nouveau son corps dans ses mouvements et ses postures) 
  • l’accordage somato-psychique (pour améliorer les relations entre le corps et le psychisme du patient)